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La sorcellerie – englobe les pratiques magiques en vue d’exercer une action sur une personne, un animal, un lieu ou un objet

Boris 18.11.2011 09:42

Introduction :

La sorcellerie, de manière générale, englobe les pratiques magiques en vue d’exercer une action sur une personne, un animal, un lieu ou un objet. Les moyens de cette action sont la suggestion, le sort, l’envoûtement…. L’outil principal du sorcier, c’est la parole, le verbe. Le sorcier est un mage, il pratique la magie, celle qui envoûte … En fait, la sorcellerie ne se limite pas à la pratique de la magie noire, elle comporte aussi les notions de magie blanche et d’autres formes de magies, dont les actions sont orientées vers le bien : le désenvoûtement, le retour d’affection, d’amitié…..
Le terme de Sorcellerie est employé dans le monde occulte pour démontrer la capacité de contrôler les esprits à l’aide de la magie blanche ou de la magie noire. Les mots sorcellerie et magie (dans toutes ces formes) sont presque synonymes.
La sorcellerie est en soi une religion se concentrant sur l’adoration de la nature et sur des rituels de la fertilité. C’est pour cette raison que les femmes jouent un rôle prédominant pour cet aspect de la sorcellerie. Il y a eu traditionnellement autant, sinon plus d’hommes sorciers que de femmes sorcières dans quelques cercles païens du passé, par exemple les druides. Néanmoins, la sorcellerie dans son ensemble, a été largement dominée par les femmes (les sorcières). La plupart des sorcières pratiquent différentes formes de magie, telles que la clairvoyance, la divination, les enchantements, les projections astrales, etc.

La sorcellerie africaine

La sorcellerie africaine touche l’Afrique en général depuis fort longtemps. On peut même affirmer qu’elle est née avec l’Afrique. Quand on parle de sorciers ici, on ne fait pas allusion aux mages pratiquant la magie blanche, ni aux confréries de personnes qui se réunissent toutes les nuits dans le spirituel et qui décident du sort d’une tierce personne, mais plutôt d’une personne unique, d’un certain âge, vivant éloigné du village, parfois caché.
Les sorciers africains sont dotés de forts pouvoirs surnaturels et mystiques, transmis de génération en génération, car ils peuvent communiquer leur pouvoir à leurs enfants ou petits enfants, ils maîtrisent essentiellement la magie noire, mais certains pratiquent également la magie blanche.
La sorcellerie africaine, dans sa forme la plus sombre, peut causer beaucoup de dégât : tuer, rendre misérable, rendre stérile, provoquer des accidents, bloquer sur le plan spirituel ou financier des personnes.
Aujourd’hui encore en Afrique, on adore les bois, les eaux, on fait des sacrifices (animalier) quelquefois pour avoir de l’argent ou pour pouvoir enfanter.

La sorcellerie arabe et la sorcellerie marocaine

Dans les régions rurales marocaines, la sorcellerie arabe reste une pratique courante. Dans ces régions souvent difficiles d’accès et pratiquement isolées, l’invocation des djinns (de la racine lettres J et N en arabe désigne tout ce qui est caché) et démons est toujours pratiquée par les Talebs (maîtrisant la sorcellerie islam, la magie noire et la haute magie)  et sorciers pour exorciser le “mauvais œil”, favoriser la fertilité des femmes, provoquer le mariage de vieilles filles, ou jeter le mauvais sort.
Le plus étrange, c’est que dans les grandes villes du Maroc, et particulièrement dans la capitale, les pratiques de sorcellerie arabe, quoique feutrées et dissimulées, restent de mise.  L’envoûtement, ou le mauvais sort, se nomme « kishouf ».
La sorcellerie marocaine, et plus particulièrement au Maghreb central, utilise divers objets, beaucoup d’échoppes obscures proposent plusieurs dizaines de variétés d’onguents (pommades), de matières premières, de végétaux pour les rituels.
“Encens Djaoui blanc ou noir, plantes, écorces d’arbres, et tant d’autres matières et onguents pour la pratique de la sorcellerie arabe sont disponibles, on y trouve des variétés très rares (certaines disparues, ne se trouvant ailleurs qu’au Maghreb).
La sorcellerie marocaine, qui n’est pas tellement un tabou, ni un phénomène marginal, elle rythme toujours le côte mystérieux d’une société qui veut s’affranchir d’une époque médiévale très présente dans les régions rurales, faiblement développées, encore assujetties au rôle mystique des Talebs. (Au point que des jeunes filles, cultivées et urbanisées, n’hésitent pas a solliciter la “baraka” des saints et des marabouts qui pour trouver un emploi, qui pour se marier, ou pour exorciser le “mauvais oeil”).

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