Nouvelles

Rendez-nous visite sur Tarot Gratuit
Mise en ligne hebdomadaire d’articles de qualité

La Gnose – la perfection de la connaissance

Crystal 13.03.2012 09:00

Définition :

Le nom gnose vient du grec gnôsis qui signifie “connaissance“. La gnose, veut, ou prétend, éclairer les hommes au moyen de la Connaissance.

La gnose est une doctrine, qui fleurit dès les premiers siècles du christianisme dans les cercles ésotériques et qui prétendait assurer le salut des hommes par la perfection de la connaissance, la connaissance approfondie de l’homme devait conduire celui-ci à la connaissance même de Dieu, car l’homme émanant de Dieu, est en réalité de nature divine.

Au point de vue historique, (en faisant abstraction des cénacles pré-gnostiques) on compte notamment dans les premiers siècles du christianisme, jusqu’à soixante dix mouvements qui se réclament de la gnose. Ces mouvements, certains diront sectes, sont d’une valeur très inégale.

Chacun spécule sur le monde à sa façon autour du thème de la chute de l’homme et de sa remontée vers Dieu. Chacun érige un système pour expliquer le monde à l’aide d’une phraséologie complexe et le plus souvent mystérieuse.

Aux thèmes chrétiens s’ajoute un ensemble de doctrines, parfois de rites, empruntés en proportion variable aux religions à mystères du bassin méditerranéen, à la philosophie grecque, à l’ésotérisme judaïque, à l’Egypte, à Babylone, à la Perse, et sans doute même à l’Inde. La gnose ou les gnoses, sont le fruit d’un complexe syncrétisme religieux.

Au fil du temps d’autres mouvements, plus ou moins chrétiens, se réclamant de la gnose, ou, que l’on rattache à la gnose, apparaissent. Un des derniers, et des plus sérieux, est celui qui naît vers 1970 aux Etats-Unis dans les milieux scientifiques, et qui est dénommé généralement gnose de Princeton, nom de l’université d’où il commence à rayonner.

Pratique :

Il s’agit d’un mouvement spirituel qui a fleuri au Moyen-Orient et dans l’ancien Empire Romain, du Ier au Vème siècle de notre ère, remis au goût du jour par des féministes américains soutenus par des éditeurs mercantiles.

La gnose n’était pas un mouvement organisé et les idées gnostiques ont touché de nombreuses traditions religieuses, dont le judaïsme et le christianisme.

Les croyances gnostiques étaient variées mais la plupart reposaient sur quelques points communs : le monde matériel est mauvais et il a été créé par un être mauvais, tandis que le monde spirituel est bon et il a été créé par une divinité du bien.

Notre vie aurait pour but de libérer l’étincelle spirituelle prisonnière de notre corps mauvais, afin qu’elle atteigne la vie éternelle. Il faudrait pour cela pratiquer des rituels et apprendre des formules secrètes, le tout permettant de traverser différents niveaux jusqu’à la vie éternelle.

Les gnostiques croyaient en l’existence d’un couple primordial masculin et féminin. Dieu, selon eux, était par essence androgyne. Pour eux, Marie-Madeleine serait une initiée et amante de Jésus, comme un double du Christ et son complément, devenant une sorte d’alter ego du Sauveur.

Les gnostiques se fondent sur des évangiles apocryphes (considérés comme non authentiques) qui révèleraient une telle relation, ainsi que la primauté de Marie-Madeleine sur l’apôtre Pierre pour conduire l’Eglise primitive.

Pourtant, dans le même temps, les gnostiques ont une très mauvaise opinion de la femme. Elles étaient ainsi considérées comme des créatures de second rang et imparfaites.

Interprétation :

À l’antipode du collectif, le gnosticisme est fondamentalement hérétique, hors-la-loi. L’infinie pluralité de l’imaginaire ne peut s’accommoder en effet des canons du dogme. Dès les premiers siècles du christianisme, les autorités théologiques et politiques n’auront de cesse de museler la révolte.

On peut même se demander jusqu’à quel point la doctrine des pères de l’église ne s’est pas élaborée en réaction contre ces sectes qui menacent un pouvoir encore fragile.

C’est d’ailleurs grâce aux Irénée, Hippolyte de Rome, Origène, Clément d’Alexandrie, Epiphane, Tertullien, etc., qu’aujourd’hui nous pouvons reconstituer en partie un corpus gnostique, les découvertes de manuscrits étant relativement récentes.

Haine significative que celle de ces hommes du monde face à ceux qui disaient : “Nous ne sommes pas de ce monde“.

La plus complète parole gnostique est analogue à celle du Livre de Job : “Dieu est présent sous forme d’absence” où ce je qui est l’autre répond à cet absent du monde : le gnostique. Ce n’est qu’à partir de ce moment que des rapports privilégiés peuvent se nouer entre l’homme et le divin, un à un, en soi, la révélation délivre alors l’âme qui se fond dans le plérôme.

Articles liés

Appelez dés maintenant le 090 436 007 (2,00 Euro/min) afin de découvrir d’autres avantages. Afin de préserver vos données personnelles, votre numéro de téléphone ne peut être lu par nos conseillers.