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Hépatoscopie – un art divinatoire pratiqué par les haruspices…

Crystal 01.02.2012 11:14

Historique:

L’hépatoscopie ou hépatomancie (voir aussi : extispicine ou splanchnomancie enfin haruspicine). L’hépatoscopie est un art divinatoire pratiqué par les haruspices à partir de l’étude de foies animaux sacrifiés, assez répandu, notamment dans les civilisations de la Mésopotamie antique, chez les Phéniciens, les Grecs, puis les Étrusques avant que la Rome antique l’adopte.

Le foie dans l’Antiquité:

«K-B-D (en) (ou K-B-T) est une racine trilittérale trouvée dans l’ensemble des langues sémitiques avec le sens commun de «lourd» (avoir du poids), soit moins littéralement «important». Le substantif, dérivé à partir de la racine, ou vice versa, veut dire «foie », «intérieur», «âme» dans les langues sémitiques». Le foie était, pensait-on, le siège de l’âme, de la vie et du sang, comme aujourd’hui le cœur. Chez les Romains, la science des Haruspices, l’Aruspicina, comprenait deux choses : l’hépatoscopie et l’extispicine (examen d’entrailles). Les signes étaient fréquemment interprétés comme annonciateurs de prospérité, et de pouvoir ou au contraire, de mort : Dans Tite-Live Sylla voit apparaître sur la tête du foie une couronne d’or et selon Plutarque , une couronne de lauriers et deux bandelettes. Octave, le futur Auguste offrit à Spolète en 43 av. J. -C un sacrifice où l’ensemble des foies se montraient doubles ou repliés, iecinora replicata, les exta regalia étaient ainsi symboles de pouvoir et de puissance. Dans Lucain , l’haruspice Arruns observe l’absence de cœur et le dédoublement de la tête du foie, l’un brillant et l’autre flétri, ce qui annonce la défaite de Pharsale et Ovide mentionne aussi une caputs cæsum présageant la mort de César . Le caput ou la tête du foie semblait bien inscrire en lui le destin d’un homme et d’un chef en présage faste ou néfaste.

Pratique:

Cette technique divinatoire consiste à étudier le foie d’un animal sacrifié. Elle était très utilisée en Mésopotamie et plus particulièrement chez les Phéniciens et les Grecs. L’hépatoscopie fut ensuite rapidement adoptée par la Rome Antique afin de faire des prédictions. Le foie à cette période était l’équivalent pour nous du coeur, le siège de la vie, du sang et de l’âme. C’est pourquoi cet organe faisait l’objet de divination. Il était considéré comme idéal pour la divination et plus particulièrement lorsque l’animal était encore vivant. Platon précisait ainsi que le foie dans un corps sans vie devenait aveugle et qu’il était impossible d’y trouver une signification ou une prédiction précise. Les praticiens de cette technique de voyance utilisaient également les entrailles des animaux pour faire des prédictions. Même si le foie était l’organe le plus important pour la divination, on faisait tout de même appel aux autres organes.

Hépatoscopie pronostique:

Dans la médecine mésopotamienne, l’hépatoscopie n’avait rien d’un examen anatomo-pathologique. C’était à la fois un art divinatoire pratiqué par les haruspices et un art médical susceptible de donner le pronostic de la maladie du consultant. Le foie examiné n’était pas celui du patient, mais celui d’un mouton sacrifié pour l’occasion. Le coût de l’opération était assez élevé, puisqu’il fallait payer le mouton, son bourreau et l’haruspice capable de déchiffrer les voies de l’avenir dans les sillons interlobaires du foie. Une lecture attentive de l’histoire nous apprend deux vérités supplémentaires. L’hépatoscopie était d’autant plus souvent pratiquée que le patient était plus riche et les connaissances anatomiques de l’époque étaient quasi nulles.

Interprétation:

A partir de l’ère de Sumer, les haruspices babyloniens c’est à dire les bârû, se mirent à pratiquer l’hépatoscopie sur le foie des moutons. Le prêtre était alors considéré comme étant l’interprète de la volonté divine, la divinité s’exprimant par le truchement du foie. Chez les étrusques, le foie était considéré comme étant une miniature du cosmos où s’inscrivaient les volontés des dieux. On a retrouvé d’ailleurs à Plaisance, un foie en bronze étrusque où sur une face étaient inscrits les noms du soleil et de la lune et sur l’autre face était représenté un quadrillage où étaient marqués les noms de quarante dieux. L’hépatoscopie en voyance, pouvait aussi utiliser une anomalie du foie et en fonction de sa localisation indiquer quel dieu envoyait le présage et quelle en était la raison. Les romains pratiquaient également l’hépatoscopie.

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