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Cryptozoologie – désigne l’étude des animaux dont l’existence même est sujette à caution…

Crystal 18.02.2012 00:02

Définition:

Le terme de cryptozoologie (du grec κρυπτός « caché », ζῷον « animal » et λόγος « étude », soit « étude des animaux cachés ») désigne l’étude des animaux dont l’existence même est sujette à caution, tels le « dauphin du Sénégal » ou, plus connus, le yéti et le monstre du Loch Ness, voire des animaux supposés éteints. Ce néologisme, dont la définition même n’est pas clairement établie, est selon le GDT, une « science qui tente d’étudier objectivement le cas des animaux seulement connus par des témoignages, des pièces anatomiques ou des photographies de valeur contestable ». Il n’existe aucune formation universitaire de cryptozoologie, aucun institut scientifique officiel. Ainsi, chacun pouvant s’intituler« cryptozoologue », ne doit être considéré ici comme relatif à la cryptozoologie que ce qui se rapporte au travail d’un zoologue intéressé par la cryptozoologie, sous peine de verser dans un catalogue tenant de la légende urbaine, de la mythologie, du sensationnalisme, sans le moindre étayage que seul un zoologue peut opérer. Le travail des zoologues intéressés par la cryptozoologie consiste d’ailleurs essentiellement à écarter les canulars, selon le zoologue Bernard Heuvelmans qui est considéré comme le créateur de la cryptozoologie, dans son ouvrage de référence Sur la piste des bêtes ignorées bien que « l’invention » du terme ne lui soit pas attribuée. Si ce manque d’organisation est jugé regrettable, le fait même d’étudier aussi des témoignages (par définition subjectifs) soulève d’emblée la critique de la grande majorité de la communauté scientifique.

Méthode:

On peut définir la cryptozoologie comme l’étude et la recherche d’animaux de moyenne et de grande taille non encore officiellement répertoriés et dont l’existence controversée pourrait néanmoins être établie sur base de preuves testimoniales (témoignages oculaires), circonstancielles (films, photos, enregistrements de cris), ou même autoscopiques (que chacun peut voir : empreinte de pied, poils, plumes, etc.), mais considérées comme insuffisantes par la communauté scientifique des zoologues. Dans sa méthodologie, elle peut faire appel à diverses disciplines, telles la zoologie, la paléontologie, la paléoanthropologie, etc., mais aussi la psychologie, l’ethnologie, la mythologie, voire la police scientifique. On peut classer son sujet d’étude en 5 catégories, qui parfois se complètent l’une l’autre:

– Des animaux connus uniquement par tradition ou traces dans la mémoire collective des autochtones sous forme de légendes ou de contes, voire à travers certaines représentations graphiques. Il est à noter que dans beaucoup de régions d’Europe, le loup et l’ours, animaux parfaitement répertoriés dans la zoologie contemporaine, ont disparu et n’existent donc plus qu’au travers de leurs représentations culturelles (ethnozoologie).
-Des animaux connus uniquement par témoignages visuels, auditifs, voire tactiles ou olfactifs.
-Des animaux connus par une empreinte matérielle (comme une trace de pied).
-Des animaux connus par un ou plusieurs éléments anatomiques (fragments de squelette, poils, écailles, traces de sang, etc.).
-Des animaux connus au travers d’un spécimen complet vivant ou mort.

Interprétation:

Le champ d’étude de la cryptozoologie ne se limite pas au Bigfoot, yéti et autres monstres du Loch Ness, mais s’étend à toute créature vivante non identifiée, pour autant que la taille soit égale ou supérieure à celle d’une grenouille et qu’elle ait laissé une trace dans l’esprit humain. Ainsi les insectes, à quelques exceptions près, n’en font pas partie, car trop petits pour avoir frappé les esprits. Les découvertes fortuites d’animaux ne font pas partie de la cryptozoologie. Les cryptozoologues se référent à certains cas de la fin du XIXe siècle, où la découverte de l’animal a été précédée par ce qui aurait pu être considéré comme des indices de son existence:

-le calmar géant, décrit scientifiquement en 1857 par Japetus Steenstrup, mais mis en scène par les légendes scandinaves sous le nom de Kraken ;
-le panda géant fut décrit en 1869 par Armand David grâce au don d’une peau que lui fit un chasseur. En effet, l’animal était alors chassé depuis longtemps en Chine et faisait l’objet de troc, par exemple entre la dynastie Tang (VIe siècle) et l’empereur du Japon, mais aucun spécimen n’avait été rapporté en Occident.

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